BID-AF2015-0004-NAC Quelques espèces végétales rares ou menacées de disparition ou disparues au Togo

Dernière version Publié par Direction des Ressources Forestières (DRF) le May 2, 2018 Direction des Ressources Forestières (DRF)

Les principales activités ou processus de développement qui ont une influence défavorable sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique sont l’agriculture, la surexploitation des ressources, le braconnage, les feux de brousse, la pollution des eaux et des sols. 1- L’agriculture extensive La disparition rapide des habitats terrestres au Togo est en majeure partie due aux défrichements liés au système de culture itinérante sur brûlis pratiqué par les cultivateurs. En effet, le faible niveau de technicité du monde rural, inscrit dans la dynamique de l’agriculture extensive, contribue à la disparition du couvert végétal. L’évolution des superficies cultivées (Tableau 37) traduit bien l’accroissement de la pression foncière. A la base de cette dynamique, il y a une croissance démographique forte qui constitue un facteur prépondérant dans la logique du défrichement des espaces forestiers. La recherche de nouvelles terres répond à la fois au besoin d’extension des cultures de rente (caféiers, cacaoyers, cotonniers) ainsi qu’à l’augmentation de la demande de produits vivriers. 2-L’exploitation forestière a- Le bois de feu et le charbon de bois Le second facteur de déforestation au Togo est l’utilisation de combustibles ligneux. En effet, le bois de feu et le charbon de bois constituent des combustibles essentiels aussi bien pour une grande majorité de ménages que pour bon nombre d'unités artisanales (tenancières de restaurants, fabricants de bière locale). La consommation connaît des variations régionales importantes (Tableau 38 et 39) ; la moyenne nationale annuelle par tête d'habitant est évaluée à 347 kg de bois de feu et à 59 kg de charbon de bois. Cette dépendance massive vis-à-vis des énergies traditionnelles a entraîné un important prélèvement sur les ressources forestières. L'impact environnemental de cette exploitation est important et le sera d’autant plus que le secteur des énergies traditionnelles est caractérisé par d’énormes pertes (cuisson sur un trépied en argile ou sur trois pierres ayant une efficacité thermique de l’ordre de 8 à 13%, un faible taux de carbonisation qui est d’environ 18%…). b- L’exploitation de bois d’œuvre A partir des années 75, la tronçonneuse a été introduite à partir du Ghana. Elle a vite supplanté les scies manuelles utilisées jusqu’alors et a contribué, en raison de la facilité d’abattage des arbres qu’elle permet, à une raréfaction des essences forestières très recherchées telles que Milicia excelsa, Khaya grandifoliola, Khaya senegalensis, Triplochiton scleroxylon… De plus, se faisant hors cadre d’aménagement et de manière illicite, ces exploitations constituent un facteur très important de dégradation rapide du potentiel de régénération des forêts. 3-Les feux de brousse Chaque année, en saison sèche, les feux de brousse consument la plupart des formations savanicoles, les forêts claires et les prairies. Et lorsque la saison sèche se prolonge, les sous-bois forestiers, les plantations de rente et les jachères sont aussi la proie des feux incontrôlés. Ces feux sont d’origine anthropique, conséquences des activités humaines. Ils sont allumés: - par les agriculteurs pour préparer le terrain pour la culture. L’incendie de la végétation est un moyen (généralement le seul moyen) dont dispose le paysan dans notre pays pour aménager des milieux plus favorables à l’agriculture ; - par les chasseurs de petits gibiers (aulacodes, diverses espèces de rats, etc.) qui brûlent les savanes pour ces gibiers ; - par les éleveurs pour maintenir les pâturages et favoriser la repousse d’herbes plus tendres ; - par des fumeurs inconscients qui jettent leurs mégots n’importe où et n’importe quand ; - par la récolte traditionnelle du miel. Certains feux sont d’origine criminelle. 4- Pollution chimique : Pollution par déchets ménagers, industriels et agricoles Le déversement de déchets industriels non traités dans les eaux, la rareté des centres d’élimination des déchets et l’utilisation de plus en plus par l’agriculture des substances chimiques incontrôlées augmentent la pollution des eaux (UICN, 1993). La concentration d’entreprises industrielles sur Lomé constitue aussi d’importantes sources de pollution des eaux marines. L’exploitation des gisements de phosphate provoque une pollution marine considérable. En effet, le lavage de ce minerai à Kpémé avec les effluents qui sont déversés directement dans la mer occasionne une importante pollution marine jusqu’aux côtes béninoises. Cette pollution entraîne un problème environnemental transfrontalier ayant des conséquences évidentes sur la diversité biologique.

Enregistrements de données

Les données de cette ressource checklist ont été publiées sous forme d'une Archive Darwin Core (Darwin Core Archive ou DwC-A), le format standard pour partager des données de biodiversité en tant qu'ensemble d'un ou plusieurs tableurs de données. Le tableur de données du cœur de standard (core) contient 18 enregistrements.

Cet IPT archive les données et sert donc de dépôt de données. Les données et métadonnées des ressources sont disponibles au téléchargement dans la section téléchargements. Le tableau des versions liste les autres versions de chaque ressource rendues disponibles de façon publique et permet de tracer les modifications apportées à la ressource au fil du temps.

Téléchargements

Téléchargez la dernière version de la ressource en tant qu'Archive Darwin Core (DwC-A), ou les métadonnées de la ressource au format EML ou RTF :

Données sous forme de fichier DwC-A (zip) télécharger 18 enregistrements dans Français (4 KB) - Fréquence de mise à jour: inconnue
Métadonnées sous forme de fichier EML télécharger dans Français (9 KB)
Métadonnées sous forme de fichier RTF télécharger dans Français (11 KB)

Versions

Le tableau ci-dessous n'affiche que les versions publiées de la ressource accessibles publiquement.

Droits

Les chercheurs doivent respecter la déclaration de droits suivante:

L’éditeur et détenteur des droits de cette ressource est Direction des Ressources Forestières (DRF). This work is licensed under a Creative Commons Attribution (CC-BY) 4.0 License.

Enregistrement GBIF

Cette ressource a été enregistrée sur le portail GBIF, et possède l'UUID GBIF suivante : d70b710c-023a-476b-8979-3428a07cbe01.  Direction des Ressources Forestières (DRF) publie cette ressource, et est enregistré dans le GBIF comme éditeur de données avec l'approbation du GBIF Togo.

Mots-clé

Checklist : Quelques espèces végétales rares ou menacées de disparition ou disparues au Togo.

Contacts

Personne ayant créé cette ressource:

Jean-Marc GNAMA
Biologiste Forestier
Direction des Ressources Forestières (DRF) 52, QAD Rue de la Kozah BP:355, Lomé TOGO 355 Lomé Maritime TG

Personne pouvant répondre aux questions sur la ressource:

Yao APLA
Direction des Ressources Forestières (DRF) 52, QAD Rue de la Kozah BP:355, Lomé TOGO 355 Lomé Maritime TG +22890264889

Personne ayant renseigné les métadonnées:

Koudjo AKPENE

Autres personnes associées à la ressource:

Utilisateur
Yao APLA
Direction des Ressources Forestières (DRF) 52, QAD Rue de la Kozah BP:355, Lomé TOGO 355 Lomé Maritime TG +22890264889

Couverture géographique

Quelques espèces végétales rares ou menacées de disparition ou disparues au Togo.

Enveloppe géographique Sud Ouest [6.031, -0.088], Nord Est [11.071, 1.626]

Données sur le projet

Pas de description disponible

Titre BID-AF2015-0004-NAC Quelques espèces végétales rares ou menacées de disparition ou disparues au Togo
Identifiant BID-AF2015-0004-NAC

Les personnes impliquées dans le projet:

Yao APLA

Métadonnées additionnelles

Identifiants alternatifs d70b710c-023a-476b-8979-3428a07cbe01
http://ipt-togo.gbif.fr/resource?r=especerare